Un tissu avant d'être une chemise
L'Oxford est d'abord une armure de tissage : un fil de trame passe sur deux fils de chaîne, ce qui donne cette surface légèrement texturée, presque en damier vu de près. Une filature écossaise l'a mise au point au XIXe siècle aux côtés de trois autres armures baptisées Cambridge, Yale et Harvard. Seule l'Oxford a survécu.
Cette armure a deux effets : le tissu est plus résistant qu'une popeline de même poids, et il se froisse beaucoup moins, parce que la texture cache les plis.
Le col boutonné
Les joueurs de polo anglais boutonnaient leur col pour qu'il ne batte pas au vent. Un fabricant américain a repris l'idée en 1896 et l'a associée au tissu Oxford. Le col boutonné a un avantage pratique énorme : il tient sans cravate, roule légèrement, et donne un air moins raide qu'un col classique.
Elle s'améliore avec le temps
Une popeline est à son meilleur le jour où vous l'achetez. Une Oxford, c'est l'inverse : elle est un peu ferme les premières semaines, puis s'assouplit lavage après lavage jusqu'à devenir la chemise la plus confortable de votre armoire. La nôtre est tissée dans un coton à 140 grammes, assez lourd pour durer, assez léger pour se porter en juin.
Comment la porter
Rentrée dans un pantalon de flanelle sous une veste, elle est habillée. Sortie sur un chino avec les manches roulées, elle est décontractée. Sous un pull en mérinos, le col boutonné reste en place là où un col classique s'échapperait. C'est la seule chemise qui fait les trois.
Si vous ne deviez en avoir que deux : une blanche et une bleu ciel. Si vous en avez cinq, ajoutez une rayée, une à carreaux et une en flanelle pour l'hiver.
Chemises, mailles et manteaux, fabriqués au Portugal et en Italie.



